Placement pierre-papier : diversifiez votre portefeuille avec des SCPI et des SIIC
Décryptage réalisé par notre pôle d'experts pour vous donner les repères indispensables avant toute décision patrimoniale ou immobilière.
Investir dans l’immobilier sans subir les contraintes de gestion locative (impayés, recherche de locataires, travaux de copropriété) séduit un nombre croissant d’épargnants. Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) et les Sociétés d’Investissement Immobilier Cotées (SIIC) incarnent les deux piliers majeurs de la pierre-papier.
1. Les différences structurelles entre SCPI et SIIC
Bien que ces deux véhicules mutualisent un parc immobilier diversifié, leurs règles de fonctionnement diffèrent :
- Les SCPI : Véhicules non cotés en Bourse, valorisés selon la valeur d’expertise des immeubles. Elles affichent une volatilité très faible et visent la distribution régulière de dividendes fonciers.
- Les SIIC (foncières cotées) : Actions cotées sur Euronext soumises à la volatilité quotidienne des marchés financiers, offrant une liquidité instantanée et un régime fiscal favorable de distribution de bénéfices.
2. Pourquoi combiner SCPI et SIIC au sein de son patrimoine ?
Combiner ces deux approches permet d’équilibrer votre exposition :
- Les SCPI apportent la stabilité du rendement et l’ancrage dans l’économie réelle des bureaux, commerces et entrepôts logistiques.
- Les SIIC offrent de la souplesse pour réallouer rapidement votre capital et profiter des décotes ponctuelles de marché boursier.
3. Cadre fiscal et déclaratif
Les revenus de SCPI relèvent par défaut du régime des revenus fonciers (avec option pour le micro-foncier sous conditions), tandis que les dividendes de SIIC sont assujettis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 %. Toutes les règles d’imposition applicables sont consultables sur le site officiel des impôts via Service-Public.fr.